Dernière actualisation le 25.08.2021

Comment fonctionne la vaccination ?

Le vaccin permet à l’organisme de développer une défense immunitaire spécifique. Dès que l’organisme est exposé au virus, il peut le combattre et éviter la maladie. Le vaccin renforce et entraîne notre système immunitaire de manière spécifique pour se défendre contre le COVID-19.

Il est déconseillé de chercher à développer ses défenses immunitaires par le biais de l’infection et de la maladie car il peut s’ensuivre une évolution grave et des effets à long terme. La vaccination est un moyen sûr de se protéger mieux et plus longtemps contre le COVID-19 sans s’exposer aux risques de la maladie.

Vaccins contre le coronavirus

La Suisse a réservé l’acquisition de cinq vaccins

La Suisse a conclu divers contrats avec des fabricants. Elle recevra, en 2021, le nombre de doses de vaccins qui ont été réservées sur la base de ces contrats. Les fabricants les livrent de manière échelonnée sur plusieurs mois :

  • Pfizer/BioNTech : 6 millions de doses pour 2021 et 7 millions chacune pour 2022 et 2023
  • Moderna : 13,5 millions de doses pour 2021 et 7 millions pour 2022
  • Curevac : 5 millions de doses
  • AstraZeneca : 5,3 millions de doses (la Suisse en cède la majeure partie à l’initiative COVAX)
  • Novavax : 6 millions de doses

Ainsi, la Suisse dispose du nombre nécessaire de vaccins pour l’ensemble de sa population en 2021 et pour les années suivantes.

La Confédération poursuit ses efforts visant à constituer un portefeuille de vaccins fondés sur différentes technologies (ARNm, à base de protéines, à vecteur viral), afin de permettre par exemple aux personnes souffrant d’intolérances de se protéger au moyen d’un produit différent. Le recours aux vaccins de divers fabricants a aussi pour objectif de garantir la disponibilité d’une quantité suffisante de vaccins autorisés, même en cas de problèmes d’approvisionnement.

Swissmedic examine attentivement chaque vaccin.

En Suisse, Swissmedic est l’autorité de contrôle des produits thérapeutiques compétente. C’est elle qui décide d’autoriser ou non un vaccin pour la population suisse. Si elle peut attester de l’efficacité, de la sécurité et de la qualité d’un vaccin, elle autorise la mise sur le marché au niveau national.

Malgré l’urgence qu’implique une situation aussi extraordinaire qu’une pandémie, un nouveau vaccin est soumis aux examens habituels. La procédure peut néanmoins être considérablement accélérée. Dans le contexte de la pandémie, Swissmedic utilise une procédure d’examen en continu : les fabricants de vaccins soumettent leurs données au fur et à mesure et Swissmedic les examine immédiatement. Mais aucun compromis n’est fait sur la sécurité : les critères habituels restent les mêmes.

Cette vidéo montre les différentes étapes qui doivent être franchies pour qu’une vaccination soit autorisée en Suisse :

Comment la sécurité des vaccins est-elle contrôlée ?

Une fois que le vaccin est autorisé, il peut être administré. Par souci de sécurité, le processus est suivi et contrôlé de près.
Cette vidéo montre les mesures qui doivent être prises pour surveiller le vaccin.

Vaccin de Pfizer/BioNTech (« Comirnaty »)

La société allemande BioNTech développe et produit le vaccin contre le COVID-19 en collaboration avec le groupe pharmaceutique nord-américain Pfizer. L’entreprise a commencé à livrer à la Suisse, par étapes, les six millions de doses commandées, et les vaccinations ont commencé en décembre 2020. Les résultats des essais cliniques ont montré que le vaccin réduisait de 95 % le risque de développer le COVID-19 chez les personnes vaccinées. Environ 43 000 personnes ont participé à l’étude.

Vaccin de Moderna (« Spikevax »)

La Suisse a pu s’assurer d’obtenir 13,5 millions de doses de vaccin du fabricant nord-américain Moderna pour 2021 et au moins 7 millions de doses pour 2022. Le produit a montré une efficacité de 94 % chez les sujets de test vaccinés dans le cadre des études auxquelles environ 30 000 personnes ont participé. Le vaccin, produit en Suisse, est administré depuis janvier.

Vaccin de Curevac

La Confédération a conclu un contrat avec l’entreprise allemande Curevac et le gouvernement suédois concernant la livraison de cinq millions de doses. Il s’agit d’un vaccin à ARMm, qui n’est actuellement pas encore autorisé en Suisse.

Pfizer/BioNTech, Moderna et Curevac misent tous trois sur une technologie nouvelle, mais qui fait l’objet de recherches depuis plus de dix ans. L’ARNm est un type de molécule messagère qui transmet des instructions pour la production de protéines. En l’occurrence, elle transmet aux cellules l’information nécessaire à la fabrication d’une protéine virale. Le système immunitaire identifie alors cette dernière comme un antigène, puis réagit en fabriquant des anticorps. Cette réponse immunitaire permet au corps de se préparer à lutter contre le virus. Cette vidéo explique le fonctionnement du vaccin à ARN messager :

Vaccin d’AstraZeneca (« Vaxzevria »)

La Confédération a conclu avec l’entreprise pharmaceutique britannique AstraZeneca et avec le gouvernement suédois un contrat portant sur la livraison de jusqu’à 5,3 millions de doses. Actuellement, l’autorisation d’AstraZeneca par Swissmedic est en suspens.

Étant donné que la Suisse dispose déjà de vaccins à ARNm en suffisance, elle distribue une grande partie des 5,3 millions de doses dans le cadre de l’initiative COVAX. Cette initiative s’engage pour une répartition équitable des vaccins au niveau mondial, permettant ainsi aux pays économiquement plus faibles d’y accéder également.

AstraZeneca développe un vaccin à vecteur viral (adénovirus). Ce vaccin reproduit sur un virus inoffensif certains éléments de l’enveloppe du SARS-CoV-2. Une fois injecté, il prépare le système immunitaire à se défendre contre le coronavirus.